Migrenne Généalogie
Autour du nom Autour des lieux


SOURCES ET DOCUMENTS


1 AU DÉBUT

2 L’ÉTAT CIVIL

3 BIBLIOTHEQUES


1 AU DEBUT

Tout a commencé, redisons-le, avec l’épluchage des tous les annuaires téléphoniques de France, manuellement ou par minitel interposé. 20 ans après, une recherche Internet a introduit quelques électrons libres qui ont maintenant été réintégrés et surtout, permis la découverte d’une sous-branche entière que j’avais cru être sans descendance au départ. Des enfants ont grandi, se sont mariés. D’aucuns ont malheureusement ou tragiquement disparu. Autant de recherches nouvelles à entreprendre, de visites à refaire pour le commis voyageur.

La rencontre avec le premier (chronologie de la recherche) Jean Migrenne m’a mis en présence de livres et autres documents imprimés ou manuscrits relatifs à sa propre activité d'instituteur, à celle d’Alfred (dont j'ignorais totalement l'existence) à l’histoire de leurs ancêtres communs. La rencontre avec le second m’a ouvert un horizon insoupçonné sur la production littéraire d’AM, ses activités à Guise chez Godin et aussi sur une partie des Migrenne de la Thiérache. Mes recherches ont suivi de près, hélas, le décès de Marcel Migrenne, fils d’Alfred, et mémoire de Guise. Le Musée municipal de Guise, rebaptisé à l'époque Musée Marcel-Migrenne et détruit depuis dans un incendie, m’a permis, grâce à l'autre Jean Migrenne, petit-fils d'AM, et grâce à son animateur d'alors, Philippe Gauchet, d’entrer en contact avec l’univers du Familistère, dont j’ignorais pratiquement tout.

Que soient aussi remerciés le personnel et le conservateur (Monsieur Lefèvre) de la bibliothèque municipale de Laon qui m’ont permis de compulser la presse d’avant les guerres ainsi que l’œuvre d’Alfred en dépôt chez eux, et d’en tirer copie. Même chose pour le personnel des archives de Laon (Monsieur Portelette) et aussi de Namur, pour la sous-branche de Belgique.

Je me suis donc retrouvé en possession de l’œuvre entière d’Alfred Migrenne, complétée par quelques autres trouvailles ponctuelles. Il ne manque que quelques titres de ses débuts, peut-être repris par lui sous d’autres formes, ou déjà disparus en son temps (époque de la guerre de 1870).

La Bibliothèque Nationale m’a fourni reproductions et microfilms de documents relatifs aux lieux et à l’histoire du nom.

La recherche m’a aussi conduit à Saintes, sur la piste, vaine hélas, d’écrits d’Alfred, journaliste à Saint-Jean d’Angély après 1878 avant son entrée chez Godin.

Cette recherche a occupé un peu moins de temps que celle relative à l’état civil, mais elle a été fructueuse au premier et au second degré. En effet, ma première publication en qualité de traducteur de poésie américaine contemporaine est l’œuvre du regretté Jean Le Mauve des éditions de L’Arbre, qui, dans l’Aisne, venait de publier quelques nouvelles d’Alfred Migrenne et, en quelque sorte, de le ressusciter.

Des MIGRENNE ou des correspondants Internet m'ont fait découvrir brochures d'histoire locale ou opuscules illustrés de cartes postales anciennes, relatifs aux lieux où se sont fixés certains de leurs grands-parents ou arrière grand-parents qui figurent parfois sur ces cartes postales.

D'autres correspondants Internet, universitaires ou simples généalogistes, m'ont éclairé sur leurs origines, permettant ainsi d'avancer dans la recherche d'une étymologie commune au patronyme MIGRAINE / MIGRENNE / MIGRAN. Qu'ils en soit dûment remerciés ainsi que tous ceux qui m’ont aidé, et qui resteront anonymes, en particulier les ayant-droit d’Alfred Migrenne porteurs du nom, pour l’autorisation qu’ils m’ont donnée de le citer.

Que soit aussi remercié le Procureur de la République de Laon qui, à l’époque, m’a autorisé à compléter ma recherche dans certains registres d’état-civil.


2 L’ÉTAT CIVIL

Au début je me suis retrouvé avec quelques pistes, parfois convergentes mais imprécises. La chance a voulu que les registres de la Mairie de Parfondru me soient accessibles par personne interposée (et dûment qualifiée pour y avoir accès). J’ai alors reçu une masse de notes manuscrites qu’il a fallu organiser. Le schéma global commençait à prendre forme. Des visites aux porteurs du nom, leur aide précieuse et spontanée, leurs souvenirs, ont consolidé l’édifice.

Un séjour à Laon en 1982 a permis l’examen de l’état civil ancien déposé aux archives. Le bâtiment avait été totalement détruit lors des bombardements, mais la présence de doubles restés dans les villages a limité le désastre dans ce domaine. C’était l’époque où la vague des recherches n’était pas encore devenue déferlante. D’autre part, les Mormons n’ayant pas encore travaillé dans ce département, les originaux étaient encore directement accessibles et photocopiables. Aujourd’hui, et cela se comprend, l’accès aux documents se fait par microfilm interposé, bien souvent illisible sur l’écran et donnant des photocopies peu ou pas du tout exploitables (selon mes dernières expériences).

La ruée actuelle des généalogistes professionnels ou amateurs rend l'accès à ces visionneuses parfois très difficile. Il faut se lever de bonne heure. À ce propos, qu'il me soit permis de regretter la mainmise de certains cercles ou officines généalogiques sur ces données qui appartiennent au domaine public. Faire payer la copie ou le facsimile d'un acte que l'on envoie par la poste se conçoit, mais il n'est pas acceptable de refuser d'en publier le contenu succinct à partir du moment où l'on en annonce l'existence en ligne. Soit on garde cette recherche pour soi, soit on l'intègre à une étude de grande ampleur, éditée, que l'on met sur le marché. Mais l'acte n'appartient pas à celui qui le lit aux archives.

Grâce à des contacts avec les Mormons de Caen, j’ai pu avoir accès à des instruments de travail fort précieux permettant de déchiffrer les écritures des siècles antérieurs. Par contre, la consultation de leur banque de données à Salt Lake City, n’a pas, à l’époque, permis de trouver trace de Migrenne dans le vaste monde. Il faudra recommencer un de ces jours pour voir.

Pas de trace non plus dans les répertoires de noms français du Canada. Les Migrenne ne s’exportaient pas, semble-t-il. Mais il y a des Migraine là-bas. Certains ont été identifiés. Récents arrivants selon toute vraisemblance. La forte émigration de familles du Perche, aux premiers jours du Canada français, ne semble pas avoir inclus de Migraine, alors présents dans ce coin de France.

La pyramide des porteurs du nom et la collation des œuvres d’Alfred furent, en gros, terminées en 1985/6 et présentées aux familles qui m’avaient obligeamment ouvert leur porte. Le travail est resté en sommeil jusqu’à fin 2002, où, retraité depuis peu, et très légèrement compétent en matière de traitement de texte, j’ai repris la tâche interrompue et ai installé Khephren à côté de Kheops, c'est à dire Braye-en-Laonnois à côté de Parfondru. Deux pyramides au lieu d'une.

3 BIBLIOTHEQUES

Manuscrits déposés à Laon par AM sur la fin de sa vie et qu'il avait recopiés ou recompilés de sa main. Liste établie en 1982.
MS 682 La nouvelle fronde, poème local d'action burlesque 1910 autographe suivi de Les mascarades 119 pages (autographe et imprimés).
MS 683 Il était une fois dans la Thiérache légendes 1919 1923 15 titres.
MS 684 Bruyères et ses poètes par un 'loup' de Bruyères. Bruyères à travers les âges. Arsène Houssaye. Alfred Migrenne. Charles Charpentier autographe, photos diverses et articles de journaux intercalés. Affiche de vente 28 avril 1912 du château de Parisis, du mobilier et de la bibliothèque d'Arsène Houssaye.
MS 685 Le village de Gland Aisne monographie historique 1922 autographes et cartes postales intercalées dans le texte. (Léon Chassagne, son gendre, y fut instituteur de 1919 à 1923).
MS 686 Monographie historique de Parpeville Aisne 1913 ; variétés historiques ; Nicolas Joseph Grain de Vadecourt ; La maison où est né Camille Desmoulins ; Joseph Pétraux Grandeur et décadence d'un établissement. Centenaire d'Arsène Houssaye. Ms autographe, carte postale et coupures de journaux intercalées 132 pages (LC y fut instituteur).
MS 687 Monographie de Dercy Aisne 1930 autographe 2 plans de Dercy à la main, cartes postales et poème sur le Vilpion 98 pages (LC y fut instituteur).
MS 688 Le Kaléidoscope pages pour tous Guise 1931 13 titres (nouvelles/contes).
Images du pays natal 9 titres (nouvelles et poésies).
La Momie du Caire pièce en trois actes autographe 1931 114 pages.
MS 689 Les Voix et les gestes dernières poésies Guise 1933 autographe et articles imprimés 258 pages.

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Extrait du catalogue Général du Musée Municipal de Guise, au 17 février 1981. (Qu'en reste-t-il aujourd'hui ?)
A7 Histoire populaire de la Ville de Guise, Guise imprimerie coopérative 1906.
Portrait photographique.
A12 Éphémérides du pays de Guise Guise Minon 1908.
E140 id. coupures de presse dans cahier relié.
A426 Le cahier d'un Guisard pendant la grande guerre 29 cahiers manuscrits.
E140 Les étapes de ma muse Guise L'Avenir 1930.
Le Conquérant id. 1932.
Heures cueillies id. 1934.
Les roses noires id. 1936.
La Momie du Caire, pièce en 3 actes, manuscrit.
Le berger de Saint-Pierre, manuscrit.
En bordure de Laon, excursion humoristique, 1927, coupures de presse.
Guise sous son bonnet, 'revue locale en 9 tableaux et 1 intermède, 1931 2 cahiers manuscrits.
Les hors d'œuvre de l'État civil dans le Département de l'Aisne avant la Révolution Laon, Les
Tablettes de l'Aisne 1936 2 exemplaires et coupures de presse.
Le Kaléidoscope contes nouvelles fantaisies 1936 manuscrit.
Un village de France, Granges-le-Roi, pittoresque juin 1935 manuscrit.
Le voyage parallèle ou pèlerinage en partie double manuscrit.
L'Académie Française, ce qu'elle a été, ce qu'elle est, ce qu'elle devrait être, ses membres
manuscrit 2 livrets et coupures de presse biographiques sur les membres de cette
institution.
Calendrier républicain manuscrit SD (ensemble de tables de correspondances).
Mémorandum, livre de chevet manuscrit (série de définitions, de réflexions sur des sujets
variés).
Le cahier de ma vie littéraire, notes recueillies. Manuscrit SD.
Portraits et Souvenirs littéraires Guise 1912 manuscrit.
Bibliographie, notes et autres extraits recueillis en 1912 et après… manuscrit.
Cahier d'un Guisard pendant la grande guerre coupures de presse.
Les moissons dorées poésies préface d'Arsène Houssaye Paris Léon Vannier 1890 relié.
Les fruits amers poésies Fourmies 1882 Reiblé-Daubernis.
Les Cent tueries, prédiction astrologique en vers 1900 manuscrit.
Les voix et les gestes poésies Guise 1932 manuscrit.
Vers graves, chants d'ivresse avec 1 phote, 1903 manuscrit.
Vers les burlesques SD manuscrit.
La nouvelle fronde, poème local héroï-comique 189—1900 manuscrit.
E5 Esquisse d'une histoire du Département de l'Aisne manuscrit, inachevé en 1922
E50 Il était une fois dans la Thiérache légendes 1930 coupures de presse.

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Bibliothèque Nationale (catalogue en 1982) :
André Godin, sa vie, son œuvre, 1817-1888 avec préface d'Albert Fournière Saint-Quentin, F. Quégneux, Pucheaux et Cie. 1908 Ln27 53860
En bordure de Laon ….. Lk6 389
Éphémérides du pays de Guise ….. Lk7 37662
Les Moissons Dorées ….. Ye 3091
Notice dans Charles Charpentier Larmes et sourires Dijon, 1919 Ye 9801
Poésies Saint-Quentin E. Cliche 1868 Ye 47629
La Première gerbe, par Alfred Migrenne, soldat au 63ème régiment de ligne. Verdun, C. Laurent 1870 Ye 27815
La Républicaine du XIXème siècle, hymne national par Alfred Migrenne Saint-Jean-d'Angély, imprimerie Lemarié 1878 Ye 7185 991.
Le catalogue BN réactualisé inclut aussi, sous le nom, des œuvres de Jean Migrenne (le pédagogue, celui d'Antibes) et sous le nom d'auteurs traduits, les œuvres de J. Migrenne, votre serviteur.

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Voir aussi Bibliothèque Municipale de Reims (Charles Charpentier) et Archives Départementales de Nancy pour La route de France, première oeuvre en prose publiée en feuilleton dans l'Echo toulois dit AM mais dont il n'y a aucune trace dans les nombreux numéros existants consultés un à un sur place.